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15 mai 2018
JOURNÉE EUROPÉENNE DE L’OBÉSITÉ // 19 ET 20 MAI
29 mars 2018
BALLON INTRAGASTRIQUE // RÉUNION D’INFORMATIONS LE 24 AVRIL 2017

/ Comment gérer son projet de perte de poids ?

Avant de s’engager, il faut bien vous informer, faire le point sur votre situation et constituer l’équipe qui va vous soutenir.

Il faut  comprendre que c’est un projet sur le long terme qui va apporter beaucoup d’avantages et de satisfactions mais aussi des inconvénients, qui comporte des risques à prévenir et des contraintes avec lesquels il va falloir composer.

L’hospitalisation se déroule différemment selon l’opération dont vous bénéficiez. 

Le suivi après l’opération est très important pour obtenir de bons résultats et éviter les ennuis possibles.

 

Avant l’opération

D’abord, il faut constituer autour de vous l’équipe qui va vous accompagner et vous soutenir durant de nombreuses années, voire toute votre vie.

 

La consultation avec le chirurgien

  • très souvent sur la recommandation de votre médecin traitant (lettre pour le dossier)
  • le chirurgien prend connaissance de votre situation, de vos motivations, vous donne ses impressions et les possibilités pour vous aider
  • choix de l’équipe qui vous soutiendra dans votre projet

 

La consultation avec le nutritionniste et le psychiatre

Ils vous donnent leur avis sur votre état et leur accord pour participer à la préparation et au suivi  .

 

D’autres spécialistes pourront être sollicités pour vérifier votre état de santé : endocrinologue, pneumologue, cardiologue, rhumatologue, radiologue…

 

L’équipe d’Education Thérapeutique

  • assistance dans la préparation de votre séjour en clinique
  • assistance dans les changements de vos habitudes de vie (manger, cuisiner, faire les courses, de l’exercice physique…)

 

La réunion d’information à la clinique avec le chirurgien, un psychologue et des patients de l’association Aquitaine-Obésité permet de recueillir toutes les informations concrètes concernant l’opération :

  • avantages inconvénients et risques des différentes solutions médicales et chirurgicales
  • comment s’organiser pour l’hospitalisation, pour le retour à la maison, pour les repas, pour la famille…
  • indications sur les activités proposées par l’association ( Rando, aquagym, bourse aux vêtements, relooking….

Inscription par le secrétariat du cabinet de Chirurgie.

Lors d’une « réunion de concertation multidisciplinaire » tous les avis des spécialistes que vous avez consultés,  seront examinés (ne requiert pas votre présence).

 

Deuxième consultation « de synthèse »

  • entre le chirurgien, le patient et une personne de confiance si possible.
  • prise de la décision concernant votre opération
  • un calendrier est alors défini :

– Rendez-vous à prendre pour la visite pré-anesthésique, cardiologique et prise de sang pré-opératoire, le même jour.

– Hospitalisation d’une journée pour un check-up : radio pulmonaire, écho abdominale et hépato-biliaire,  Doppler veineux des membres inférieurs, évaluation par un Kiné et fibroscopie gastrique sous anesthésie générale.

– Date d’hospitalisation pour l’intervention.

  • vous remplirez les formalités administratives : dossiers d’hospitalisation, demande d’entente préalable auprès de la Sécurité Sociale et de votre assurance complémentaire ou mutuelle. 

 

L’après chirurgie

Elle dépend de l’opération dont vous avez bénéficié, mais il existe des points communs et des différences.

Dans tous les cas, vos efforts après l’opération pour maintenir un suivi médical régulier longtemps, pour avoir une bonne hygiène alimentaire, et faire autant d’exercice physique que vous pourrez seront essentiels.

 

Le suivi médical est toujours très important

Il sert à :

  • réussir votre projet de perte de poids
  • à vous adapter aux contraintes alimentaires
  • à prévenir, dépister et traiter d’éventuelles complications.

 

Quel rythme :

  • 1ère semaine : médecin traitant 
  • 2 semaines : nutritionniste 
  • au bout d’un mois : chirurgien
  • après le 1er mois : chirurgien à 3, 6, 12 mois puis tous les ans ; nutritionniste intercalé entre les visites du chirurgien ; médecin traitant autant que nécessaire.

 

Votre alimentation

Qu’est-ce que je vais pouvoir manger à la clinique ?

les soignants ( médecins, infirmières, aides soignantes, diététicienne) vous aiderons.

  • 1 litre de boisson non gazeuse, non sucrée, non alcoolisée et non acide réparti dans la journée, à espacer des repas (30 à 45 minutes)
  • Les boissons autorisées pendant l’hospitalisation sont : le thé, le café dilué, les infusions, l’eau plate et le bouillon.
  • 3 repas par jour ; les collations ne sont pas conseillées ; alimentation molle ( mixée)
  • Il est recommandé de manger au calme, sans télévision ni contrariétés, en 1/2 heure par repas
  • Les quantités:
    • petit déjeuner: 3 cuillères à café
    • midi et soir: 6 cuillères à café ( 30 à 40 grammes) , une cuillère toutes les 5 minutes ( Minuteur)
  • arrêtez de manger si vous sentez que c’est plein : vous risqueriez de vomir.

Qu’est-ce que je vais pouvoir manger de retour à la maison ? 

De retour à la maison, le premier mois est une période d’adaptation au cours de laquelle vous apprendrez à gérer votre alimentation.

Pour boire :

  • buvez doucement, par petites quantités à la fois, 1litre à 1,5l/ jour
  • évitez les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées, ainsi que les boissons trop chaudes ou trop froides
  • vous pouvez boire de l’eau, du thé, du café léger, des tisanes, des bouillons de légumes…
  • il ne faut pas boire en mangeant (cause de vomissements)
  • arrêtez de boire une ½ heure avant le repas et reprenez une ½ h après

Pour manger :

  • 3 repas par jour à heures régulières, au calme (sans télévision)
  • mangez doucement, par petites bouchées, en mastiquant bien
  • laissez 2 ou 3 minutes entre chaque bouchée
  • les collations ne sont pas conséillées (si vous avez faim entre 2 repas, ajustez votre repas le lendemain)
  • 1/3 de protéines, 1/3  féculents et 1/3 de fruits ou légumes
  • pesez les quantités que vous mangez (2 à 3 fois par mois) et écrivez-les pour vérifier qu’elles n’augmentent pas trop vite
  • variez votre alimentation en consommant des produits goûteux (pas forcément gras ni sucré)
  • évitez formellement grignotage, sodas, glaces

Pendant les 3 premières semaines, vous mangerez une alimentation molle : mixez ou moulinez vos aliments. Puis, une semaine avant de revoir le chirurgien, vous réintroduirez les morceaux progressivement. Certains aliments risquent d’avoir du mal à passer : viande rouge, pain, aliments fibreux, tomates avec la peau, carottes râpées… Il n’y a pas de règles absolues : il faudra tester prudemment, et écarter ce qui ne passe pas.

Pour les quantités : 

  • 30 à 40 grammes au début ( 6 cuillères à café) puis à la fin du 1er mois: 50 à 60 grammes par repas (5 à 6 cuillères à soupe)
  • arrêtez de manger si vous sentez que c’est plein : vous risqueriez de vomir.

Si vous vomissez, cela peut venir de :

  • vous avez trop manger, ou trop vite, ou un trop gros morceaux, ou pas assez mâché
  • c’est l’aliment qui ne convient pas : écartez-le.
  • si cela se répète quotidiennement : appelez le chirurgien.

 

L’exercice physique :

Faites de l’exercice physique chaque jour, autant que possible :

  • Marchez ½ à 1h par jour
  • 1h de vélo
  • 1 à 2 h de ménage
  • 1 à 2 h de danse de salon ou country ou zumba
  • 1 à 2 h d’aqua gym 
  • jogging, musculation ou autres activités sportives qui vous plairaient (au fur et à mesure que le poids se perd un peu plus)

 

Faites votre possible pour gérer le stress :

  • Reposez vous, dormez régulièrement.
  • Pensez aux solutions comme le yoga, la sophrologie…

 

La chirurgie plastique

Après les pertes de poids, il arrive qu’il existe des excédents cutanés, souvent au niveau du ventre, des bras, des cuisses.

La plupart du temps, ces excédents sont bien tolérés, soit parce qu’ils sont modérés, soit parce que la personne et son entourage n’y attache pas trop d’importance.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de les corriger chirurgicalement: liposuccion, lifting, redrapage, pose de prothèse…

Il vaut mieux attendre pour l’envisager que le poids se soit stabilisé au meilleur niveau.

 

La grossesse

Il arrive assez souvent que la motivation de la perte de poids soit un désir de grossesse après des années d’infertilité ou plusieurs tentatives de stimulation ovarienne ou de Fécondation in Vitro (FIV).

La perte de poids augmente la probabilité de démarrer une grossesse, diminue les risques lors de la grossesse et de l’accouchement pour la Maman et le bébé.

Cependant, certaines précautions sont à respecter :

  • Evitez de démarrer la grossesse pendant la phase d’amaigrissement : il faut donc une contraception efficace à mettre en place avec votre gynécologue.
  • Attendez la stabilisation du poids et vérifier l’état nutritionnel et des réserves vitaminiques avant de démarrer la grossesse (risques de malformation ou d’hypotrophie du bébé), puis revoyez régulièrement votre nutritionniste et votre obstétricien.

 

Ce que nous pourrons faire pour vous aider
  • indications sur des professionnels expérimentés avec qui nous travaillons de façon cohérente.
  • questions, trucs et astuces avec les ancien(ne)s patient(e)s de l’association AQOB.
  • cours de cuisine donnés par le chef de cuisine de l’établissement
  • 20 séances de Kinésithérapie pour vous remettre en mouvement
  • section de marche et randonnées de l’association AQOB, affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRP)
  • séances collectives d’aquagym organisées par l’AQOB avec un professeur d’éducation physique adaptée

 

Recherche et rédaction : Docteur Raymond Arnoux
Mise à jour : Mars 2013

Recherche et rédaction : Docteur Raymond Arnoux
Mise à jour : 2 février 2018