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/ Les by-pass gastriques

 

Le By-pass gastrique consiste à séparer l’estomac en 2 pour recréer une petite poche gastrique, d’une capacité restreinte à 20 à 40 ml, séparée du reste de l’estomac.

Elle est ensuite reliée directement à l’intestin grêle par une jonction entre celui-ci et la poche gastrique.

 Les aliments passent ainsi directement dans l’intestin grêle proximal, de telle sorte que tout le reste de l’estomac est court-circuité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fonctionnement

Le by-pass gastrique combine la restriction alimentaire de type mécanique du fait de la petite taille de l’estomac actif (satiété rapide), avec un certain effet de malabsorption proportionnel à la longueur d’intestin court-circuité (le plus souvent de 1 m à 2 m).

On pense aussi que l’arrivée des aliments directement dans l’intestin entraîne la sécrétion de peptides divers qui ont un puissant effet métabolique et de satiété. A bien moindre degré, un effet « dumping » si on avale trop rapidement des produits sucrés ou lactés peut provoquer malaise et ballonnement, pouls accéléré.

 

L’hospitalisation

Vous entrez en clinique la veille ou le matin même, avec vos bas de contention et les résultats de vos examens précédents. Vous êtes à jeun à partir de minuit ; 2 heures avant l’opération : un verre de jus de pomme.

J0 :

  • transfert et accueil au bloc opératoire.
  • opération sous anesthésie générale et coelioscopie d’environ 1 h 30 à 2 h 30
  • repos sous surveillance en salle de réveil  1 à 2 heures ; pas de tuyau dans le nez.
  • Retour dans votre chambre et Surveillance de vos constantes vitales
  • Perfusion jusqu’au lendemain
  • L’infirmière vous aidera à vous assoir et vous lever le soir même
  • Vous pourrez boire un peu le soir même
  • prise de médicaments antidouleurs (perfusion) et piqûre contre les phlébites

J1 :

  • Vous pourrez vous lever et marcher dans votre chambre, avec le Kine ou l’infirmière au début puis seul(e). Toilette au lavabo.
  • perfusion enlevée dans l’après midi.
  • Le matin, vous pourrez boire un thé , café ou tisane ; le midi: bouillon dessert ; le soir: alimentation mixée, comme vu aux ateliers d’ ETP.
  • prise de médicaments antidouleur et piqûre contre les phlébites
  • assistance du kinésithérapeute

J2 et J3 :

  • Vous pourrez vous lever et marcher librement, vous doucher.
  • Vous pourrez manger une alimentation mixée, comme vu aux ateliers d’ETP
  •  Prise de médicaments antidouleur et piqûre contre les phlébites ; reprise de vos traitements personnels.
  • Vous reverrez les recommandations pour votre alimentation avec la diététicienne.

Qu’est-ce que je vais pouvoir manger  après l’intervention ?

  • 1 litre de boisson non gazeuse, non sucrée, non alcoolisée et non acide réparti dans la journée, à espacer des repas (30 à 45 minutes).
  • 3 repas par jour.
  • 3 petites cuillères de salé et 3 petites cuillères de dessert non sucré par repas (50 à 60 grammes).
  • Les boissons autorisées pendant l’hospitalisation sont : le thé, le café dilué, les infusions, l’eau plate et le bouillon.
  • La veille de la sortie, un doppler veineux de contrôle sera effectué pour éliminer toutes complications veineuses.

Au cours de mon hospitalisation, 2 réunions importantes auront lieu :

  • Le lundi de 15h00 à 16h00 avec la psychologue de la clinique
  • Le mardi de 13h à 14h avec une nutritionniste

 

La sortie

Vous pourrez sortir dès le 3 ème ou 4ème jour, en suivant ce processus :

  • passage au secrétariat puis au bureau des sorties de la clinique
  • remise d’ordonnances pour les soins d’une infirmière (pansements), pour les piqûres (phlébites,) et pour un protecteur gastrique, des vitamines et prises de sang.
  • récupération d’une lettre pour votre médecin traitant et compte-rendu opératoire
  • prise d’un rendez-vous de contrôle un mois après (avec une ordonnance pour une prise de sang à faire 8 jours avant la visite)

Votre arrêt de travail vous sera remis : de  1 à 1,5 mois, selon votre état de santé et votre travail.

 

Le premier mois

Votre suivi médical :

Vous devrez revoir votre infirmière le jour de votre sortie, votre médecin traitant dans la semaine qui suit votre sortie, votre nutritionniste dans les 15 jours et votre chirurgien au bout d’un mois.

Il faut appeler le cabinet de chirurgie si vous présentez : des vomissements répétés, des douleurs persistantes ou de la fièvre.

Votre alimentation :

Le premier mois est une période d’adaptation au cours de laquelle vous apprendrez à gérer votre alimentation pour obtenir le résultat souhaité.

Pour boire :

  • buvez doucement, par petites quantités à la fois, 1litre à 1,5l/ jour
  • évitez les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées, ainsi que les boissons trop chaudes ou trop froides
  • vous pouvez boire de l’eau, du thé, du café léger, des tisanes, des bouillons de légumes…
  • il ne faut pas boire en mangeant (cause de vomissements)
  • arrêtez de boire une ½ heure avant le repas et reprenez une ½ h après

Pour manger

  • 3 repas par jour à heures régulières, au calme (sans télévision)
  • mangez doucement, par petites bouchées, en mastiquant bien
  • laissez 2 ou 3 minutes entre chaque bouchée
  • les collations ne sont pas recommandées: si vous avez faim entre 2 repas, c’est qu’il faut augmenter les quantités un peu (une cuillère)  le lendemain.

Pendant les 3 premières semaines, vous mangerez une alimentation molle : mixez ou moulinez vos aliments. Puis, une semaine avant de revoir le chirurgien, vous réintroduirez les morceaux progressivement. Certains aliments risquent d’avoir du mal à passer : viande rouge, pain, aliments fibreux, tomates avec la peau, carottes râpées… Il n’y a pas de règles absolues : il faudra tester prudemment, et écarter ce qui ne passe pas.

Pour les quantités :

  • 30  à 40 grammes par repas (5 à 6 cuillères à café) au début. A partir du premier mois on passe à 50 – 60 grammes ( 4 à 5 cuillères à soupe) puis vous augmenterez progressivement au fur et à mesure que vous aurez ressenti la faim ou une fatigue entre les repas.
  • arrêtez de manger si vous sentez que c’est plein : vous risqueriez de vomir.
  • Vous mangerez progressivement davantage que les 30 – 40 Grammes par repas du début, mais nous ne sommes pas pressés.

Si vous vomissez, cela peut venir de :

  • vous avez trop manger, ou trop vite, ou un trop gros morceaux, ou pas assez mâché
  • vous avez bu en mangeant
  • vous avez été stressé avant ou pendant votre repas
    c’est l’aliment qui ne convient pas : écartez-le.
    si cela se répète quotidiennement : appelez le chirurgien.

Vous pourrez commencer à avoir une activité physique modérée dès votre sortie : marche à pied ½ heure à une heure chaque jour.

Reposez-vous, dormez régulièrement.

 

Apres le premier mois

Votre suivi médical :

Vous devrez revoir votre médecin traitant régulièrement, votre chirurgien à 3, 6 et 12 mois puis tous les ans, ainsi que votre nutritionniste entre les visites chez le chirurgien.
Il vous est recommandé de prendre un protecteur gastrique et des polyvitamines pendant 1 à 3 mois.

Votre alimentation :

  • contentez-vous de 3  repas par jour (plus petites quantités possibles)
  • pesez les quantités que vous mangez ( 1 à 2 fois par mois) et écrivez-les pour vérifier qu’elles n’augmentent pas trop vite.
  • N’ augmenter vos repas que si vous avez faim entre les repas.
  • variez votre alimentation en consommant des produits goûteux (pas forcément gras ni sucré)
  • évitez formellement grignotage, sodas, glaces

L’exercice physique :

Faites de l’exercice physique chaque jour, autant que possible :

  • Marchez ½ à 1h par jour
  • 1h de vélo
  • 1 à 2 h de ménage
  • 1 à 2 h de danse de salon ou country ou zumba
  • 1 à 2 h d’aqua gym 
  • jogging, musculation ou autres activités sportives qui vous plairaient (au fur et à mesure que le poids se perd un peu plus)

 

Ce que nous pourrons faire pour vous aider

 

Incidents, risques et complications

Les complications péri-opératoires ( 1er mois) :

  • hémorragie, occlusions et fistules (2 à 6 % des opérés) peuvent mettre en jeu le pronostic vital et nécessiter une ré-intervention (1 à 5 % des cas)
  • phlébites et embolies pulmonaires doivent être prévenues et dépistées.
  • le risque de décès est de 0,2 à 1%.

Au-delà du premier mois :

  • la sténose de l’anastomose (3 à 6 semaines, 5 à 7%) : des difficultés croissantes pour manger
  • les ulcères anastomotiques (1 à 16%) doivent être prévenus par les IPP, l’abstention d’aspirine, AINS et corticoïdes.
  • les occlusions (1 à 9%) peuvent être tardives.
  • le « Dumping » syndrome est peu fréquent (1 à 12%).
  • les Diarrhées chroniques sont peu fréquentes mais peuvent entraîner des carences protéiques (0,2%).
  • les déficits vitaminiques (50% des patients), principalement B, D, Ca, Fe, Zn, peuvent entraîner une anémie et requiert une supplémentation systématique (polyvitamines, Vit D et fer), une surveillance biologique régulière : à 1, 3, 6 et 12 mois puis au moins tous les ans.

Les échecs : En cas de perte de poids insuffisante (<25%). La tentative de sortir de l'obésité peut échouer sans aucune raison décelable. Cependant l’on a constaté que le risque d’échec est plus grand quand l’excès de poids est important (>60 Kg), il y a beaucoup de grignotage, les consignes diététiques et le suivi médical ne sont pas respectés.

 

Les bénéfices

La perte de poids :

Les résultats sont bien documentés et réguliers : la perte de poids à 1 an est de 30 à 40 Kg soit 60 à 80 % de l’excès de poids. Il n’est pas rare que la perte de poids atteigne 100%. Au-delà de 15  ans les résultats restent bons, même si on observe une reprise progressive de poids d’une dizaine de Kg.

La rémission des maladies liées :

  • maladies métabolique (diabète, dyslipidémie) : guérison en quelques semaines ou mois
  • DNID : 50% ont été guéris à 12 mois et  80% à 48 mois       
  • HTA : 50% ont été guéris à 48 mois
  • apnée du sommeil : 33 % ont été guéries à 48mois
  • mortalité à 10 ans : réduite de 50%                                        

 

Recherche et rédaction : Docteur Raymond Arnoux
Mise à jour : Mars 2013

Recherche et rédaction : Docteur Raymond Arnoux
Mise à jour : 7 février 2018