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15 mai 2018
JOURNÉE EUROPÉENNE DE L’OBÉSITÉ // 19 ET 20 MAI
29 mars 2018
BALLON INTRAGASTRIQUE // RÉUNION D’INFORMATIONS LE 24 AVRIL 2017

/ Pourquoi devient‐on obèse ?

L’obésité provient d’un déséquilibre entre les apports énergétiques (prises alimentaires) en augmentation et les dépenses métaboliques (vie quotidienne, travail physique, sport) en diminution.

D’abord réversible, dépendant des circonstances, ce déséquilibre peut, ou non, s’installer plus ou moins vite et devenir chronique.

Le corps des personnes perd petit à petit la capacité de transformer ce qu’elles mangent en énergie et elles ressentent de moins en moins la satiété de ce qu’elles mangent.

On ignore les causes de cette maladie et pourquoi elle se répand. Mais on observe qu’elle est liée à plusieurs facteurs.

 

Les facteurs familiaux et génétiques peuvent prédisposer à l’obésité 

Il est difficile de distinguer facteurs génétiques et habitudes alimentaires familiales, mais on sait cependant qu’il existe des familles de personnes obèses.

Ainsi le poids des enfants adoptés est plus en rapport avec le poids de leurs parents biologiques qu’avec celui de leurs parents adoptifs. Une personne peut avoir une plus grande susceptibilité à prendre du poids qu’une autre, dans le même environnement.

De plus, certaines maladies enzymatiques héréditaires connues peuvent perturber le stockage des graisses.  

 

Le mode de vie fixe des habitudes alimentaires souvent désordonnées 

Le mode de vie détermine le niveau des dépenses énergétiques et les comportements alimentaires.

Ainsi la sédentarité diminue les dépenses physiques et pousse à des comportements alimentaires anarchiques. Cela entraîne une alimentation déséquilibrée en faveur des graisses et des sucres. Une consommation excessive d’alcool est également souvent retrouvée chez les personnes souffrant d’obésité. 

 

Les facteurs socioculturels peuvent déterminer un environnement favorable à l’obésité

Les facteurs socioculturels sont souvent reliés au mode de vie.

C’est ainsi que les populations d’origines italienne ou laotienne vivant aux USA sont plus souvent frappées d’obésité que les anglo-saxons. L’obésité est aussi plus fréquente au sein des populations les plus défavorisées des pays riches.

L’environnement peut donner aux personnes à penser ce qu’elles doivent manger, en quantité et en qualité. 

 

Les facteurs psychologiques peuvent entraîner des dérèglements alimentaires irréversibles

L’excès de prise alimentaire intervient parfois comme solution compensatrice immédiate dans des situations psychologiques conflictuelles, frustrantes ou dévalorisantes. Ainsi peut s’amorcer un déséquilibre durable de la régulation du rassasiement, qui peut persister alors même que les conditions qui l’ont créé ont été maîtrisées.

Des prises alimentaires délibérément excessives et répétées finissent par dérégler les mécanismes qui limitent automatiquement ce que l’on mange selon ses propres besoins. Ce dérèglement est d’abord réversible, puis finit par se fixer, et devient irréversible.  

 

Les facteurs endocriniens  jouent un rôle sur la prise excessive de poids

Une prise de poids importante, pas toujours réversible, peut aussi être observée lors de la grossesse, de la ménopause, et lors de certains traitements hormonaux.

Certaines maladies endocriniennes peuvent être à l’origine de surcharge pondérale : hypothyroïdie, maladie de Cushing des surrénales, insulinome du pancréas.

 

Les facteurs médicamenteux peuvent être à l’origine de surcharge pondérale

Certains médicaments peuvent être associés à une pris de poids : corticoïdes, hormonothérapies, antidiabétiques, antidépresseurs…

 

Des facteurs infectieux peuvent causer des dommages à l’organisme, indissociables de la prise de poids

Ils sont également pointés du doigt (adénovirus 36, modification de la flore bactérienne intestinale…).

 

Les mécanismes de contrôle de la prise alimentaire  régulent le comportement alimentaire

La prise alimentaire est sous le contrôle de 2 centres nerveux, situés au niveau d’une partie du cerveau appelé : hypothalamus.

  • le centre de la faim, qui déclenche la prise alimentaire de manière automatique.
  • le centre du rassasiement, qui a pour rôle « d’éteindre » le centre de la faim.

 

De nombreux facteurs vont jouer sur l’équilibre entre ces centres pour ajuster la prise alimentaire aux besoins réels de l’organisme (hormones, mécanismes nerveux).

Ces centres sont aussi étroitement reliés au reste du cerveau et donc ouverts aux influences des émotions, des apprentissages et du psychisme. 

 

La prise de poids semble résulter de 2 mécanismes principaux

1. Le dérèglement du métabolisme vers le stockage

Habituellement, l’organisme n’utilise pour ses besoins qu’une petite partie de la consommation quotidienne (minimum vital), brûlant une bonne partie des ressources alimentaires mises à sa disposition par l’élimination dans les selles, les dépenses musculaires ou thermiques. Il stocke finalement ce qu’il faut pour survivre 2 à 3 semaines sans apports, sous forme de graisses principalement.

Chez les personnes obèses, c’est au contraire le stockage sous forme de graisses qui semble privilégié, le corps stockant la moindre bouchée au-delà du minimum vital.

 

2. Le dérèglement du métabolisme vers la satiété

D’autre part, le centre nerveux de régulation de la prise alimentaire semble commander des prises alimentaires inadaptées aux besoins physiologiques, comme s’il identifiait un besoin vital auquel l’individu ne peut se soustraire.

Chez les personnes en bonne santé, la prise alimentaire assurant la satiété se situe dans une fourchette comprise entre d’une part, le besoin physiologique de base, assurant le fonctionnement optimal de l’organisme et d’autre part le remplissage maximal de l’estomac (sensation de ventre plein), au-delà duquel surviennent l’écœurement et le vomissement.

Quand s’installe l’obésité, ce fonctionnement  se dérègle : c’est d’abord le seuil de rassasiement qui s’élève petit à petit, jusqu’à atteindre finalement le seuil de l’écœurement, parfois au-delà. La personne ressent le besoin de manger jusqu’à avoir l’estomac plein, bien plus que ses besoins de base. Puis ce sont le rythme et la fréquence qui sont touchés : dès que l’estomac commence à se vider, le besoin se fait de nouveau sentir : c’est le grignotage.

 

L’obésité évolue naturellement en 4 phases :

Les phases 1 et 2 sont réversibles et accessibles aux traitement médicaux. La phase 3 est irréversible et nécessitera une prise en charge chirurgicale, qu’il faut préparer avec l’aide des médecins.

  • Initiation
  • Installation
  • Chronicité
  • Postchirurgicale
Recherche et rédaction : Docteur Raymond Arnoux
Mise à jour : 5 janvier 2018